Ce qu’il faut retenir de l’intervention d’Emmanuel Macron

L’entretien avec le Président de la République s’est ouvert sur les frappes en Syrie. Emmanuel Macron a considéré qu’il s’agissait d’un acte de représailles et que l’opération a été « parfaitement conduite ». Syrie, évasion fiscale, ISF, fiscalité locale, hôpital, voilà ce qu’il faut retenir de son intervention.

Ce qu’il faut retenir de l’intervention d’Emmanuel Macron

Voilà ce qu’il faut retenir de l’intervention d’Emmanuel Macron ce dimanche soir.

Sur les frappes en Syrie

L’entretien avec Le président de la République s’est ouvert sur les frappes en Syrie, effectuées samedi matin par la France, les États-Unis et la Grande-Bretagne après l’utilisation présumée d’armes chimiques à Douma, dans la Ghouta orientale par le régime de Bachar el-Assad. « Je veux ici rendre hommages à nos soldats. L’opération a été parfaitement conduite, de manière remarquable. C’est le professionnalisme de nos militaires, de nos équipements. Trois sites de production et de traitements d’armes chimiques ont été visés. Un site de manière conjointe avec les force américaines et britannique, un autre par les Américains, le troisième par les Français », explique le chef de l’État. Et d’assurer : « Nous avons réussi l’opération militaire. Les capacités d’armes chimiques ont été détruites. Il n’y a eu aucune victime ». Mais aux yeux d’Emmanuel Macron, la France « n’a pas déclaré la guerre au régime de Bachar al-Assad ».

Emmanuel Macron revient ensuite sur la décision de frapper la Syrie. « Cette décision a été prise, sur le principe, dès dimanche dernier, après les premières identifications d’armes chimiques dans la Ghouta orientale en Syrie. Elle est conforme aux engagements que nous avions pris. Nous avons obtenu par nos services et les services de nos alliés des preuves que des armes chimiques avaient été utilisées. Nous avons obtenu la preuve que ces armes pouvaient être attribuées au régime syrien. C’est ce qui nous a conduit a conduire cette intervention », affirme-t-il. « C’est un acte de représailles, pas un acte de guerre », mais « la priorité est d’entrer dans la paix dans la durée ». C’est la raison pour laquelle le chef de l’Etat a l’intention de reprendre les discussions avec notamment la Jordanie, l’Arabie Saoudite, la Turquie et nos principaux alliés.

Interrogé sur l’exercice « solitaire dans la décision militaire », Emmanuel Macron a répondu que sa décision s’inscrivait pleinement dans le jeu constitutionnel mais a précisé toutefois qu’il y aurait bien un débat lundi au Parlement.

Sur la lutte contre la fraude fiscale

Interrogé ensuite sur les 60 à 80 milliards d’euros qui échappent chaque année au fisc Français, Emmanuel Macron a considéré que « nous devons réussir à avoir une convergence fiscale avec les pays d’Union Européenne ». Le débat s’est prolongé sur la question particulière du groupe Kering (Gucci), dirigé par François-Henri Pinault, qui d’après les révélations de Mediapart est à l’origine d’une évasion fiscale d’un montant estimé à 2,5 milliards d’euros dont 200 millions d’euros qui concerne uniquement la France. A la question de savoir pourquoi la France n’aurait pas engagé de contrôle fiscale à la différence de l’Italie, Emmanuel Macron a considéré qu’il « n’avait pas d’instruction à donner au service fiscal Français » mais a assuré que cette « affaire faisait en ce moment l’objet d’un contrôle fiscal ».

Sur la réforme de l’ISF

Emmanuel Macron a reconnu assumer « totalement les geste fiscaux qui ont été fait sur l’ISF lorsque l’argent est réinvesti dans l’éconoVoilà ce qu’il faut retenir de l’intervention d’Emmanuel Macron ce dimanche soir.

Sur les frappes en Syrie

L’entretien avec Le président de la République s’est ouvert sur les frappes en Syrie, effectuées samedi matin par la France, les États-Unis et la Grande-Bretagne après l’utilisation présumée d’armes chimiques à Douma, dans la Ghouta orientale par le régime de Bachar el-Assad. « Je veux ici rendre hommages à nos soldats. L’opération a été parfaitement conduite, de manière remarquable. C’est le professionnalisme de nos militaires, de nos équipements. Trois sites de production et de traitements d’armes chimiques ont été visés. Un site de manière conjointe avec les force américaines et britannique, un autre par les Américains, le troisième par les Français », explique le chef de l’État. Et d’assurer : « Nous avons réussi l’opération militaire. Les capacités d’armes chimiques ont été détruites. Il n’y a eu aucune victime ». Mais aux yeux d’Emmanuel Macron, la France « n’a pas déclaré la guerre au régime de Bachar al-Assad ».

Emmanuel Macron revient ensuite sur la décision de frapper la Syrie. « Cette décision a été prise, sur le principe, dès dimanche dernier, après les premières identifications d’armes chimiques dans la Ghouta orientale en Syrie. Elle est conforme aux engagements que nous avions pris. Nous avons obtenu par nos services et les services de nos alliés des preuves que des armes chimiques avaient été utilisées. Nous avons obtenu la preuve que ces armes pouvaient être attribuées au régime syrien. C’est ce qui nous a conduit a conduire cette intervention », affirme-t-il. « C’est un acte de représailles, pas un acte de guerre », mais « la priorité est d’entrer dans la paix dans la durée ». C’est la raison pour laquelle le chef de l’Etat a l’intention de reprendre les discussions avec notamment la Jordanie, l’Arabie Saoudite, la Turquie et nos principaux alliés.

Interrogé sur l’exercice « solitaire dans la décision militaire », Emmanuel Macron a répondu que sa décision s’inscrivait pleinement dans le jeu constitutionnel mais a précisé toutefois qu’il y aurait bien un débat lundi au Parlement.

Sur la lutte contre la fraude fiscale

Interrogé ensuite sur les 60 à 80 milliards d’euros qui échappent chaque année au fisc Français, Emmanuel Macron a considéré que « nous devons réussir à avoir une convergence fiscale avec les pays d’Union Européenne ». Le débat s’est prolongé sur la question particulière du groupe Kering (Gucci), dirigé par François-Henri Pinault, qui d’après les révélations de Mediapart est à l’origine d’une évasion fiscale d’un montant estimé à 2,5 milliards d’euros dont 200 millions d’euros qui concerne uniquement la France. A la question de savoir pourquoi la France n’aurait pas engagé de contrôle fiscale à la différence de l’Italie, Emmanuel Macron a considéré qu’il « n’avait pas d’instruction à donner au service fiscal Français » mais a assuré que cette « affaire faisait en ce moment l’objet d’un contrôle fiscal ».

Sur la réforme de l’ISF

Emmanuel Macron a reconnu assumer « totalement les geste fiscaux qui ont été fait sur l’ISF lorsque l’argent est réinvesti dans l’économie. Le but est [aussi] de garder les talents et de les attirer [en France]. Il faut qu’on ait un système qui favorise les entrepreneurs.  Je veux qu’[en France,] on puisse travailler et être encourager dans le travail. »

Pas de nouvel impôt

Interrogé sur la taxe foncière, Emmanuel Macron a précisé qu’à ce jour, « aucune décision n’a été fixée à ce sujet ». « La taxe foncière a des règles qui sont liées à des valeurs qui sont négatives qui doivent être modifiées. Aujourd’hui nous devons refondre en profondeur notre fiscalité locale. « On va la recomposer pour la répartir entre les communes, les départements et les régions », assure-t-il. Mais, dans tous les cas, « il n’y aura pas de nouvel impôt » ni local, ni national, promet le chef de l’État.

Vers un deuxième jour de solidarité

Evoquant les économies à réaliser par l’hôpital public, et les professionnels du secteur « poussés à bout », le Président admet « plusieurs décennies de défaillance collective », et indique vouloir réformer le système de tarification à l’activité, annonçant des mesures qui seront précisées d’ici juin prochain. Emmanuel Macron dit vouloir repenser « à la fois l’hôpital et la médecine de ville », pour mieux s’adapter aux différences démographiques. Concernant l’organisation des soins, le Président souhaite donner « plus de responsabilité au personnel soignant ». L’échange s’oriente ensuite sur le sujet des maisons de retraite et de la vieillesse. Constatant une dynamique qui s’accélère et un problème démographique, le chef de l’Etat souligne l’importance de la dépendance, qui concerne des périodes de plus en plus longues. Le Président dit vouloir organiser le « risque de dépendance » quitte à le financer par un deuxième jour férié travaillé. « Je n’y suis pas contre, c’est une piste », a avancé le Président.

La dette de la SNCF sera reprise (partiellement) par l’Etat

Interrogé sur le statut légal de la SNCF, Emmanuel Macron évoque sa transformation en « société privée à capitaux publics », récusant tout projet de privatisation, qui « n’a aucun sens ». Il indique vouloir « faire une SNCF plus forte, pour apporter un meilleur service aux Français ». Edwy Plenel demande au Président pourquoi il ne « change pas » les dirigeants de la SNCF. Refusant de répondre sur ce dernier point, Emmanuel Macron rétorque qu’il respecte et comprend les angoisses des cheminots et, disant « prendre ses responsabilités », souligne qu’il y aura un « temps de dialogue » avec les syndicats dans le cadre de la réforme. Se référant au modèle allemand, Emmanuel Macron a voulu rappeler qu’aujourd’hui le privé gère des dizaines de petites lignes qui sont rentables. Sur la question de la dette de l’entreprise, Emmanuel Macron a rappelé ce qu’il avait déjà dit à savoir qu' »il y aura de la reprise de dettes par l’Etat », sans pour autant en préciser le montant.

mie. Le but est [aussi] de garder les talents et de les attirer [en France]. Il faut qu’on ait un système qui favorise les entrepreneurs.  Je veux qu’[en France,] on puisse travailler et être encourager dans le travail. »

Pas de nouvel impôt

Interrogé sur la taxe foncière, Emmanuel Macron a précisé qu’à ce jour, « aucune décision n’a été fixée à ce sujet ». « La taxe foncière a des règles qui sont liées à des valeurs qui sont négatives qui doivent être modifiées. Aujourd’hui nous devons refondre en profondeur notre fiscalité locale. « On va la recomposer pour la répartir entre les communes, les départements et les régions », assure-t-il. Mais, dans tous les cas, « il n’y aura pas de nouvel impôt » ni local, ni national, promet le chef de l’État.

Vers un deuxième jour de solidarité

Evoquant les économies à réaliser par l’hôpital public, et les professionnels du secteur « poussés à bout », le Président admet « plusieurs décennies de défaillance collective », et indique vouloir réformer le système de tarification à l’activité, annonçant des mesures qui seront précisées d’ici juin prochain. Emmanuel Macron dit vouloir repenser « à la fois l’hôpital et la médecine de ville », pour mieux s’adapter aux différences démographiques. Concernant l’organisation des soins, le Président souhaite donner « plus de responsabilité au personnel soignant ». L’échange s’oriente ensuite sur le sujet des maisons de retraite et de la vieillesse. Constatant une dynamique qui s’accélère et un problème démographique, le chef de l’Etat souligne l’importance de la dépendance, qui concerne des périodes de plus en plus longues. Le Président dit vouloir organiser le « risque de dépendance » quitte à le financer par un deuxième jour férié travaillé. « Je n’y suis pas contre, c’est une piste », a avancé le Président.

La dette de la SNCF sera reprise (partiellement) par l’Etat

Interrogé sur le statut légal de la SNCF, Emmanuel Macron évoque sa transformation en « société privée à capitaux publics », récusant tout projet de privatisation, qui « n’a aucun sens ». Il indique vouloir « faire une SNCF plus forte, pour apporter un meilleur service aux Français ». Edwy Plenel demande au Président pourquoi il ne « change pas » les dirigeants de la SNCF. Refusant de répondre sur ce dernier point, Emmanuel Macron rétorque qu’il respecte et comprend les angoisses des cheminots et, disant « prendre ses responsabilités », souligne qu’il y aura un « temps de dialogue » avec les syndicats dans le cadre de la réforme. Se référant au modèle allemand, Emmanuel Macron a voulu rappeler qu’aujourd’hui le privé gère des dizaines de petites lignes qui sont rentables. Sur la question de la dette de l’entreprise, Emmanuel Macron a rappelé ce qu’il avait déjà dit à savoir qu' »il y aura de la reprise de dettes par l’Etat », sans pour autant en préciser le montant.

Source : Challenges