Comment le gouvernement compte supprimer 50 000 postes de fonctionnaires

Mais où est passée la réforme de l’État qui devait permettre de moderniser les services publics tout en faisant des économies dans les dépenses publiques? ? Juste avant la présentation du deuxième budget de l’ère Macron, près d’un an et demi après son entrée en fonction, la question est posée.

Comment le gouvernement compte supprimer 50 000 postes de fonctionnaires

Alors qu’il devrait être rendu public, le rapport du comité d’une quarantaine d’experts, dont certains venus du privé, surnommé CAP 22, a été soigneusement gardé secret par le gouvernement. Il a fallu une fuite dans la presse pour que son contenu soit finalement rendu public. Trop explosif ? De l’avis d’un protagoniste impliqué dans son élaboration, ce travail censé aiguillonner une administration rétive à envisager des changements radicaux a pourtant été fortement piloté par la technocratie.

Le projet de budget 2019 en portera d’ailleurs peu de traces. Interrogée, une cheville ouvrière de la transformation publique sèche quand on lui demande ce qui servira pour nourrir la copie du gouvernement. Symbole de ce démarrage pour le moins poussif, la faiblesse des suppressions de postes annoncées dans la fonction publique. Ce sera seulement 4 500 l’année prochaine, après les 1 600 promises en 2018, soit un peu plus de 6 000 sur les 50 000 annoncées par Emmanuel Macron pour la seule fonction publique d’État pendant sa campagne. Près de 2 000 postes devraient être supprimés à Bercy grâce à la…

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