Hors de contrôle, la station spatiale chinoise va s’écraser sur Terre

La station spatiale chinoise Tiangong-1 est en chute libre et devrait tomber sur Terre à la fin de l’année.

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Le Tiangong-1 (« palais céleste » en chinois) est hors de contrôle depuis 2016 et la perte des commandes des moteurs par les ingénieurs de vol chinois. Depuis, il a commencé une descente non contrôlée vers la Terre. Dernièrement, il est passé sous la barre des 300 km d’altitude et semble accélérer sa chute.

Un risque faible

Selon les autorités chinoises, l’impact est prévu dans les prochains mois, d’ici fin 2017-début 2018. Si la majeure partie de la structure sera désintégrée par les forces de friction, causées par l’air lors de la rentrée atmosphérique, il est possible que de gros morceaux puissent résister et atteindre le sol. Mais le risque qu’ils provoquent des dégâts est minime : la majeure partie de la Terre est recouverte par les océans et la population humaine se concentre sur à peine 2,5 % des terres émergées. Toutefois, les autorités chinoises vont suivre attentivement la trajectoire du « palais céleste » afin de pouvoir anticiper au moins quelques heures avant la zone de sa chute. Un tel cas de rentrée atmosphérique non contrôlée s’est produit récemment, en 2015 : un vaisseau russe Progress qui avait échoué à ravitailler la Station spatiale internationale était retombé sur Terre, dans le Pacifique, sans causer d’incidents.

Lancé en 2011, Tiangong-1 (« palais céleste » en chinois) est un module expérimental utilisé par la Chine pour tester plusieurs technologies destinées à préparer la mise en orbite d’une station spatiale habitée. Mesurant 10,4 mètres de long pour plus de 3 mètres de large, ce « palais » spatial a évalué à 350 kilomètres d’altitude. Il a été utilisé durant trois années pour des manœuvres d’amarrage et de rendez-vous orbital automatisé. Et il a également reçu, en 2013, la visite du module habité Shenzhou X, avec trois taïkonautes à bord. Après quelques années de bons et loyaux services, il été mis hors d’état de fonctionner en mars 2016.

Source : sciencesetavenir.fr