En France, le salaire mensuel net moyen s’élève à 2250 euros

Dans son état des lieux annuel de l’économie française publié ce mardi, l’Insee s’est penché sur le portefeuille des Français. Salaires dans le secteur privé et la fonction publique, revenus des ménages, impôts et prélèvements… Son bilan révèle une hausse du salaire mensuel moyen mais aussi du taux de pauvreté en France.

ILLUSTRATION-SALAIRE-FICHE DE PAIEComment vont les finances des Français? Dans son édition 2018 des tableaux de l’économie française publiée ce mardi, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) s’est intéressé à la situation des Français en étudiant notamment leurs salaires et revenus.

Un salaire moyen en hausse mais plus faible qu’en Allemagne

D’après l’Insee, en France, le salaire mensuel moyen en équivalent temps plein (EQTP) dans le secteur privé et les entreprises publiques est de 2250 euros net en 2015, soit une légère hausse de 1,1% par rapport à l’année précédente. Au sein de l’Union européenne, la France se situe parmi les pays où le salaire moyen est le plus élevé, même si elle demeure loin derrière la Finlande, l’Autriche, la Belgique, l’Allemagne, les Pays-Bas ou encore le Luxembourg. Ainsi, en 2016, quand un salarié luxembourgeois gagne 56.197 euros brut par an et un salarié allemand 47.809 euros, un salarié français touche en moyenne 38.049 euros.

Des écarts de salaires entre hommes et femmes


Des inégalités de salaires persistent entre les hommes et les femmes. Ainsi, si en 2015 un salarié de sexe masculin touche un salaire mensuel net de 2438 euros, une salariée gagne en moyenne 1986 euros par mois. De même, le salaire mensuel net varie selon les différentes catégories socioprofessionnelles. En 2015 un cadre touche en moyenne 4141 euros par mois, les professions intermédiaires 2271 euros, les employés 1637 euros tandis que les ouvriers touchent 1171 euros.

Et dans la fonction publique?


Dans la fonction publique d’État (FPE), les salariés, tous statuts confondus, gagnent en moyenne 2495 euros net mensuels en 2015. Un montant légèrement plus élevé que celui des salariés de la fonction publique hospitalière (FPH) avec 2239 euros, ainsi que de celui de la fonction publique territoriale (FPT) avec 1891 euros. Une fois encore, des inégalités demeurent entre les différentes catégories socioprofessionnelles.

Le revenu des ménages français à 1377 milliards d’euros


En 2016, le revenu disponible brut (RDB) des ménages français a connu une hausse de 1,7% en valeur par rapport à l’année précédente, passant ainsi de 1353,3 milliards à 1377 milliards d’euros. D’après l’Insee, cette augmentation s’explique notamment par une augmentation des revenus d’activité des Français ainsi que des prestations sociales plus que par la baisse des impôts, dont l’impact demeure très faiblement perceptible.

La France, championne des prélèvements obligatoires


En 2016, l’ensemble des prélèvements obligatoires au profit des administrations publiques et des institutions européennes représente 44,4% du produit intérieur brut (PIB), comme en 2015. Malgré cette stagnation du pourcentage, les montants prélevés ont augmenté en valeur d’une année à l’autre, passant de 975 milliards à 990,7 milliards d’euros. Un chiffre qui fait de la France le premier pays en termes de prélèvements obligatoires en 2015 au sein de l’Union européenne.

Le taux de pauvreté ne faiblit pas


Avec un seuil de pauvreté à 1015 euros par mois en 2015 en France, le taux de pauvreté, au seuil de 60% de la médiane, est de 14,2%, ce qui représente une légère hausse par rapport à 2014. En comparaison avec ses voisins européens, l’Hexagone se situe cependant parmi les pays dont le taux de pauvreté est le plus faible. Ainsi, en 2015, le taux de pauvreté (après transferts sociaux) de la France est de 13,6%, ce qui la place bien en dessous de celui de la Roumanie (25,3%), de la Bulgarie (22,9%) ou de l’Espagne (22,3%), les plus élevés, mais au-dessus de la République tchèque (9,7%) et de la Finlande (11,6%).

Source : Le Figaro