La France championne d’Europe des recettes fiscales

En raison de son modèle social, la France est championne d’Europe en matière de recettes fiscales.

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S’il existe au moins un domaine où la France est championne d’Europe c’est en matière de recettes fiscales et prélèvements obligatoires.

Selon un rapport d’Eurostat, les recettes fiscales englobant impôts et cotisations sociales ont représenté 47,6 % du PIB en France en 2016 contre 41,3 % en moyenne dans la zone euro. Le Danemark et la Belgique viennent compléter ce podium. Cependant, la Belgique qui occupait la première place en 2015 avec la France a vu son taux reculer à 46,8 %. A l’autre extrémité de l’échelle, on retrouve l’Irlande (23,8 %) ou encore la Roumanie (26 %).

Selon Eurostat, si ce ratio des recettes fiscales rapportées au PIB est resté stable en France par rapport à 2015, celui-ci a globalement augmenté dans la plupart des pays européens. La hausse est plus marquée en Grèce, au Pays-Bas et au Luxembourg. En revanche, il a diminué en Roumanie et en Autriche.

 Les recettes fiscales dans l’Union européenne

Pour montrer ces évolutions, Eurostat a passé en revue la structure des recettes fiscales des Etats européens et le financement de leur modèle économique.

Pour la France, c’est surtout le haut niveau de cotisations sociales nettes qui expliquent sa mauvaise place. Ces cotisations représentent 18,8 % du PIB en 2016, contre une moyenne de 15,3 % en zone euro et 13,3 % dans toute l’Union européenne. Derrière, l’Allemagne et la Belgique se distinguent avec respectivement 16,7 % et 16,1 %.

Dans les pays scandinaves, le financement du modèle social des pays scandinaves se fait par d’autres moyens. Les cotisations sociales en Suède et au Danemark ne représentent que 3,3 % et 1 % du PIB. En revanche, l’impôt sur le revenu est plus élevé dans ces deux pays avec 15,7 % et 26 % alors qu’il est à 8,7 % et 9,2 % en Allemagne à 9,2 %.

Le choix actuel du gouvernement d’Emmanuel Macron avec la hausse de la CSG pour compenser la baisse de cotisations salariales s’inscrit donc davantage dans la direction d’un modèle nordique.

Concernant la fiscalité des entreprises, Eurostat a regardé l’indicateur de taxation sur la production et les importations. Seule la Grèce (17,3 %) connaît un taux supérieur au sein de la zone euro à celui de la France (16,1 %).

Source : leparisien.fr