Fumer tue, vapoter sauve : les études qui le prouvent

Si vous en doutiez encore, les dernières études le prouvent : même si la cigarette électronique ne conduit pas forcément à couper le besoin de nicotine, il est de très loin préférable de vapoter que de fumer. Voici pourquoi.

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Il fut un temps, récent, où face à l’engouement et à la nouveauté de la cigarette électronique, beaucoup s’interrogeaient sur la nocivité possible de la cigarette électronique (ou e-cigarette, pour les branchés, littéralement…). Emplir ses poumons de toute substance non naturelle doit effectivement inviter à la circonspection. Aujourd’hui, pas une semaine ne passe qui n’apporte son lot d’études prouvant qu’elle est globalement peu nuisible, et surtout que vapoter une e-cigarette électronique est un substitut très recommandable à la cigarette traditionnelle, infiniment plus nocive.

Oui, vapoter c’est beaucoup mieux que fumer

Ce n’est pas pour rien que les paquets de tabac indiquent que « fumer tue », « cause le cancer », « rend impuissant », « cause des accidents cérébro-vasculaires », « nuit à la santé de votre enfant », et autres « bouche les artères ». Parce que c’est vrai. Rien de tel sur les e-cigarettes. En effet, les impacts sur la santé du vapotage sont très faibles.

Sur la durée, vapoter c’est mieux que fumer

Nous avons désormais suffisamment de recul pour bénéficier d’études qui examinent l’effet sur le long terme de la cigarette électronique. Une récente étude britannique souligne ainsi la moindre toxicité de la cigarette électronique comme alternative au tabac. Dans un article paru début février dans la revue scientifique Annals of Internal Medicine, des chercheurs britanniques ont mis en évidence la sécurité de la cigarette électronique comme alternative au tabac après avoir mesuré sur la durée les taux de substances cancérigènes dans l’urine et la salive de près de 200 de participants.(1)

Résultat : les chercheurs ont observé « des niveaux substantiellement réduits de cancérogènes et de toxines mesurés par rapport au fait de ne fumer que des cigarettes combustibles ». Et c’est bien l’utilisation exclusive de la cigarette électronique qui permet de réduire largement l’exposition aux substances toxiques, car les fumeurs qui associent cigarette ordinaire et électronique ne montrent pas les mêmes diminutions. Conclusion : vapoter en même temps que fumer n’apporte pas de bénéfice, c’est arrêter de fumer qu’il faut privilégier.

Substances cancérigènes réduites de 97 %

En particulier, tandis que les études précédentes portaient sur les substances dans les liquides de vapotage plutôt que sur les vapoteurs eux-mêmes, les chercheurs notent que le taux de nitrosamines, impliquées dans le cancer du poumon, est réduit de 97 % chez les vapoteurs exclusifs par rapport aux fumeurs.

Les auteurs de l’étude concluent que la cigarette électronique est une option sûre dans le sevrage complet du tabac, constatant un « très faible » risque associé à son utilisation à long terme. L’un d’eux, le Dr Lion Shabab, souligne : « Les taux de substances chimiques retrouvés dans l’organisme sont considérablement plus faibles que ceux suggérés par les simulations de précédentes études. Cela signifie que certains doutes sur la sécurité de la cigarette électronique pourraient être faux. »

6,6 millions d’Américains pourraient être sauvés d’ici 2100

Dans une autre étude, parue dans la revue Tobacco Control, des scientifiques américains ont estimé qu’une personne sur quatre mourant des suites du tabagisme pourrait être sauvée grâce au vapotage. Soit 6,6 millions de personnes d’ici 2100 sur les 26,1 millions qui mourront si les États-Unis gardent la même proportion de fumeurs qu’aujourd’hui. Le professeur en santé publique Jean-François Etter de l’Université de Genève et expert en tabacologie, confirme le sérieux de l’étude(4).

Alors que 34 % des 15-75 ans fument en France, et que certaines associations anti-tabac rechignent encore à recommander la cigarette électronique comme alternative au tabagisme, ces dernières études devraient permettre de réduire le pourcentage de la population qui grille encore du tabac, en stagnation, voire en hausse dans de nombreux pays. En France, l’Institut National de Prévention et d’Éducation pour la Santé notait ainsi récemment que le passage complet de la cigarette au vapotage ne concernait que 6 % des fumeurs. Tandis que 98 % des vapoteurs sont d’ex-fumeurs.(3)

À l’inverse, une étude retentissante parue en 2015 suggérant que vapoter serait « 5 à 15 fois plus cancérigène que fumer » du fait du « formaldéhyde caché » des liquides d’e-cigarettes a été formellement contredite par des chercheurs grecs.

Plutôt que d’encourager une politique du tout ou rien, ne vaudrait-il donc pas mieux encourager les fumeurs à vapoter ? Le mieux est parfois l’ennemi du bien.

Références :

Source : consoglobe.com