Plan pauvreté et Coupe du monde : la colère de Macron après les propos de sa ministre de la Santé

Quand il a découvert les propos de la ministre Agnès Buzyn liant le report du plan pauvreté et la Coupe du monde, Emmanuel Macron s’est mis en colère, raconte Le Canard Enchaîné. « Comment peut-on sortir des conneries pareilles? », s’est énervé le chef de l’Etat.Plan-pauvrete-et-Coupe-du-monde-la-colere-de-Macron-apres-les-propos-de-sa-ministre-de-la-Sante

La présentation du plan pauvreté? « Cela dépend peut-être aussi des matches de l’équipe de France. Il faut aussi de la disponibilité », lâchait la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, sur LCI. « Normalement, ce plan devrait être présenté autour du 10 juillet, mais nous verrons si la France est en demi-finale ou pas », complétait-elle, provoquant dans la foulée une polémique sur l’opportunité de lier les deux évènements. Les membres du gouvernement avaient passé ensuite plusieurs jours à déminer l’affaire.


Une bourde donc. Et Agnès Buzyn en a pris conscience. Selon Le Canard Enchaîné, elle a « fondu en larmes devant le Premier ministre et certains de ses collègues ».

La colère d’Emmanuel Macron

Si sur le fond, le plan pauvreté n’était pas prêt à être présenté, c’est la forme de l’annonce – en le liant au football, même si en effet en pleine Coupe du monde, les yeux des Français sont davantage tournés vers leur équipe nationale, qui plus est après la qualification en finale – qui a énervé Emmanuel Macron. « Comment peut-on mêler le foot et le plan? Comment peut-on sortir des conneries pareilles? C’est n’importe quoi! Non seulement ils n’ont pas fait le boulot, mais ils me font porter le chapeau! Mais ils sont dingues! », aurait lancé le Président à son retour du Nigeria.

Non seulement ils n’ont pas fait le boulot, mais ils me font porter le chapeau! Mais ils sont dingues!

Une fois la bourde passée, le gouvernement a insisté sur le fait que le report à l’automne du plan ne retarderait pas son entrée en vigueur, à savoir au 1er janvier 2019. Devant le congrès réuni à Versailles, Emmanuel Macron – sans donner de détails sur son contenu – a défendu sa philosophie : « Pas de nouvelles aides, en solde de tout compte, mais un accompagnement réel vers l’activité. »

Source : lejdd.fr