Pôle emploi: une offre sur deux est illicite ou erronée, accuse la CGT

Le syndicat dénonce la multiplication des offres d’emploi non valables postées sur Pôle Emploi, soit par manque de détail sur la durée de travail ou parce que les liens internet sont faux. Près de 50% des offres seraient concernées. Pôle Emploi minore l’ampleur du constat.b19ccd26af8436032a7981fc1299e

Une annonce sur deux publiée sur le site internet de Pôle Emploi est-elle non valable ou entachée d’irrégularités pour différentes raisons? C’est l’estimation de la CGT à l’issue d’un constat sévère qu’elle a dressé avoir passé au crible un échantillon de 1800 offres d’emploi pendant deux jours, révèle RTL. Ces offres ont révélé de nombreux éléments erronés, imprécis voire illicites dans l’intitulé de l’annonce.

Certaines renvoient aussi vers des liens internet inexistants, d’autres ne mentionnent pas le travail de nuit ou affichent des heures de travail très décousues. Parfois l’offre se révèle être une offre de vente d’un restaurant ou d’une commerce.

Le secteur des services à la personne est l’un de ceux les moins vertueux en la matière contrairement à celui de l’hôtellerie-restauration, qui propose des offres d’emploi valables et conformes à la réglementation sur le droit du travail, constate la CGT.

Contactée par RTL, la direction de Pôle Emploi assure de son côté que les offres illégales concerneraient « seulement » une offre sur dix. Afin de justifier ces irrégularités, Pôle Emploi évoque des erreurs de petites entreprises ne sachant pas publier les annonces.

Dans certains régions, Pôle Emploi a pris le taureau par les cornes en traquant un autre problème constitué par les annonces frauduleuses (visant à arnaquer le candidat à emploi) publiées sur son site, grâce à un logiciel. « Depuis quelques mois, nous vérifions les offres déposées via un algorithme. Il repère les offres étonnantes lorsque le salaire est incohérent par exemple », explique Christophe Carol, directeur régional adjoint pour l’Occitanie de Pôle Emploi dans le quotidien La Dépêche. Résultat, 7000 offres frauduleuses ont repérées sur 324.000 offres publiées au total entre 2017 et 2018, un chiffre qui serait en forte baisse.

Source : BFMTV