Ni pollution, ni essence : la première voiture à hydrogène arrive en France

La pollution de l’air est un fléau. Pour changer la donne, les voitures à hydrogène débarquent sur les routes dans l’hexagone. Et ça va ôter un sacré nuage dans le ciel.

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Le vent dans le dos. Il est de notoriété publique que l’hydrogène est le carburant le plus propre qui soit à ce jour, puisqu’il alimente un véhicule dont le pot d’échappement ne rejette que de l’eau. De plus, il se recharge instantanément et n’émet aucun gaz à effet de serre. Son secret ? La mise en contact de l’oxygène de l’air avec de l’hydrogène pour fabriquer de l’eau. Grâce à un électrolyseur, la réaction chimique produit de la chaleur et de l’électricité, propre comme un sou neuf, qui alimentera ensuite une pile à combustible.

Malgré cette fiche technique prodigieuse, aucun signe de voiture à l’hydrogène à l’horizon sur nos bitumes. Mais ça, c’était avant : il ne s’agit plus d’une utopie, mais d’une réalité. Et le changement s’opère à… Tupigny.

500 kilomètres d’autonomie rechargés en 5 minutes seulement.

350 habitants et déjà à l’ère de l’hydrogène. Sur le papier, cette commune située dans l’Aisne n’a rien d’une Silicon Valley à la française. Et pourtant. Porté par la startup locale Vent du Nord (VDN), le bien nommé « projet Hydrogène » est une première en France.

Tupigny va déployer un parc éolien au coeur même de la ville et mettre à disposition deux véhicules à hydrogène que les badauds pourront tester à volonté. Dans son communiqué, VDN promet des voitures possédant 500 kilomètres d’autonomie pour 5 minutes de recharge. Et, bien entendu, aucune pollution ne sera de la partie, puisque la seule source d’énergie nécessaire est le vent. Espérons que ce premier pas vers des véhicules à hydrogène soit le bon, car l’heure est grave.

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La France a un incroyable problème. La pollution de l’air y représente 9% de la mortalité annuelle, avec près de 48 000 décès par an, selon les chiffres du gouvernement. Outre les dégâts infligés à l’espèce humaine, les façades se dégradent plus rapidement, le rendement des cultures baisse de 5 à 20% et la biodiversité est en pleine érosion.  Lorsque l’on regarde à l’échelle d’une agglomération, la pollution est principalement provoquée par le trafic routier. La faute, majoritairement, au diesel. L’arrivée tant attendue de l’hydrogène sera-t-elle notre salut ? On peut espérer, alors mettons les gaz.

Source : detours.canal.fr